Nous voici arrivés au Viêt Nam !
Bon nombre de personnes ayant visité ce pays ont adoré, et j’étais du coup impatiente d’y arriver, même si ça veut dire que notre voyage arrive à sa fin.

Passage de la frontière

En effet, le Viêt Nam est le 6ème et dernier pays de notre trip, avec 3 semaines à parcourir ses terres, ses eaux, son air… Son air ? Comment ça ? Bon, je vous raconterai tout en temps et en heure. Mais je peux déjà annoncer que le Viêt Nam est un gros coup de coeur !!!


Commençons donc par le commencement :
Le delta du Mékong !

Avec Tom nous hésitions à passer par le sud du Viêt Nam. Hanoi étant notre aéroport de retour, au Nord donc, nous pensions nous focaliser sur une seule partie du pays. D’un autre côté, Le Delta du Mékong quoi !
“Tom, aller, on ne peut pas louper ça, on aura surement pas d’autres occasions, c’est pas si loin de Phnom Penh, regarde Google Images, tu as vu ces marchés flottants ? Et puis le Mékong, cette rivière si emblématique, on ne peut quand même pas louper ça … bla bla bla bla bla bla bla. “

2 jours plus tard, nous voici à bord du bus passant la frontière Cambodge – Viêt Nam pour … La ville de Can Tho, capitale du Delta du Mékong ! (Youpiiii !)

A l’arrivée dans la ville, un membre de notre guesthouse vient nous chercher en speed boat pour nous rendre de l’autre côté de la rivière, là où nous logerons pour 2 nuits. 
Nous voici donc coupés de la ville, entre la rivière et la “campagne” de palmiers.

Je dois dire que quand on nous a dit “vous pouvez vous promener dans la campagne autour de la guesthouse”, j’ai pensé champs et animaux. En fait, les routes sont d’étroites allées en béton à travers une sorte de jungle de palmiers, de bananiers, de petits canaux du Mékong, et de maisons. C’est assez marrant, et très joli ! 

On croise déjà quelques personnes à vélo portant le typique chapeau conique vietnamien.  On est aussi bluffés par la gentillesse des gens : tout le monde nous dit bonjour avec de grands sourires, et des garçons nous invitent même à venir boire un verre avec eux. On accepte l’invitation, et on se retrouve à se faire remplir des shooters d’alcool de riz infecte, et à déguster un morceau de pastèque ensemble. Ils ne parlent pas un mot d’anglais, et nous on a tout juste appris à dire Bonjour et Merci en Vietnamien…Notre échange sera donc surtout des tentatives de discussions qui finiront en rigolade, et des hochements de tête un peu gênés. 

Aussi, c’est la grande déception à la vue de tant de plastique flottant sur les canaux, entre les jacinthes d’eau, et tout autour des maisons.
Personne ne nettoie, la rivière est la poubelle. 

Visite des marchés flottants

Debout à 4h30 (les ventes se font tôt le matin sur la rivière ! ). Le bateau nous attend pour aller voir les marchés flottants si célèbres. Néanmoins, j’avais lu la veille que ces marchés sont de plus en plus petits, les producteurs de fruits et légumes transportant désormais leur production par voie terrestre en camion plutôt qu’en bateau, bien plus lent. 

Il fait encore nuit quand nous montons à bord de notre barque

Nous sommes guidés par Phuong, une  étudiante en langues étrangères (dont le français) Vietnamienne vraiment adorable, passionnée par son pays et la nature.
Elle nous emmène au marché flottant de Cai Rang, le plus grand du coin, qui vend des produits en gros.

Une grande perche verticale placée à l’avant du bateau présente la marchandise que l’on va pouvoir trouver sur le bateau. Cela facilite le commerce avec les petites barques qui achètent en gros pour ensuite aller revendre le tout sur les marchés terrestres alentour.

Ici la rivière est rythmée par des marées, faisant bouger le niveau de l’eau d’un mètre, et changeant le courant de l’eau ! C’est pourquoi les locaux utilisent également le calendrier lunaire autant que le solaire. Nous apprenons donc que nous sommes le 19 Mai solaire, et le 15 avril lunaire ! 
Sur le marché, nous achetons des ananas, ainsi qu’un bon thé et café chauds à un vendeur en barque, histoire de se réveiller. La lumière du lever de soleil est splendide, rendant le moment magique, inoubliable ! 

Après avoir navigué entre les marchands, nous faisons un petit stop à une fabrique de nouilles de riz, puis dans un jardin potager où apprenons à reconnaitre les arbres fruitiers du coin, dont le durian, ce fruit qui ressemble au Jaque et qui sent vraiment très mauvais que nous commençons à bien connaitre pour le voir (et le sentir) partout depuis le Cambodge. 

Puis nous voici repartis sur les plus petits canaux, observant le linge séchant à l’extérieur des maisons flottantes (posées littéralement sur deux grosses barques), et les locaux qui font leur vaisselle directement dans la rivière. 

Il est malheureusement un peu tard lorsque nous arrivons au deuxième marché flottant, tous les bateaux sont quasiment partis. 
Mais pas de regrets, nous faisons la connaissance d’une vendeuse de fruits (dont je ne connais pas le prénom) qui vient faire la discussion. On prend le temps de s’observer, comme si nous n’étions pas du même monde. C’est un de ces moments uniques, l’une de ces rencontres exceptionnelles qui change tout à ta journée, voire à ton voyage.

On discute, par l’intermédiaire de Phuong qui traduit dans les deux sens. La vendeuse a 60 ans, et elle vient tous les jours sur le marché. Aujourd’hui c’était une bonne matinée, elle a beaucoup vendu. Il lui reste quelques fruits, des sortes de litchi qu’elle nous fait goûté. On essaie d’apprendre quelques mots et phrases en Vietnamien, mais en toute honnêteté, aussitôt prononcés, aussitôt oubliés .. !
Son amie nous fabrique des animaux en feuilles de palmiers en 2 secondes chrono, et nous voilà avec un criquet et un poisson qui iront décorer notre petit jardin néerlandais !

Le retour, toujours sur les petits canaux, nous désole à la vue de temps de déchets dans l’eau. Phuong nous explique qu’il y a 50 ans en arrière, les gens utilisaient des feuilles de palmier et de bananier pour tout emballer. Une fois qu’ils n’en avaient plus besoin, ils jetaient la feuille dans l’eau.. Une habitude qu’ils ont gardé avec l’arrivée du plastique, et ça ne semble gêner personne que la rivière, qui est leur vie quotidienne, soit une décharge.

Pour le reste de notre étape, ça sera repos et visite de Can Tho avant de partir vers le centre du Viêt Nam …  en avion.

Je mettais un point d’honneur à ne pas vouloir prendre l’avion pendant ce voyage, mais je reconnais que les très grandes distances entre les villes vietnamiennes rendent compliqués les déplacements.
En bus + train, cela nous aurait pris à nouveau 24h de transport, temps que nous avons finalement préféré dédier à la visite de Da Nang, à découvrir dans l’article suivant ! 

2 thoughts

  1. Bon et ben… raison de plus pour nous de revenir visiter le Vietnam ^^ !! On n’avait pas eu le temps de passer au Delta du Mékong, mais ça a l’air superbe !!

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