Quoi un article pour 2 villes ! Mais c’est qu’ils deviennent féneants ces deux là!
Ok, ok. C’est vrai que Kampot et Phnom Penh mériteraient un article spécifique mais comme notre temps dans ces 2 villes a été compté, on le retranscrit dans le blog.

Kampot, meilleur poivre du monde

Avant même d’arriver à Kampot tout le monde nous avait parlé du poivre de Kampot comme étant le meilleur du monde. D’ailleurs Jeanne et Flo nous ont même passé une commande.

Alors est-ce bien vrai?

Oui, les arômes et l’intensité du poivre de Kampot font vraiment la différence du poivre Ducros qui fait éternuer. On comprend que les plus grands restaurants se l’arrachent à prix d’or.

Pour mieux comprendre l’histoire et les caractéristiques du poivre on part visiter La plantation.
Sur le chemin, les maisons typiques cambodgiennes défilent, en bois et sur pilotis (pour éviter les insectes et animaux sauvages), toutes très jolies !

Des Franco-belges ont relancé une exploitation de poivre dans les traditions et de façon biologique. Incroyable, on peut déguster le poivre. Tout comme dans un vignoble ici notre guide nous fera goûter du poivre blanc, rouge, noir, long poivre, poivre salé, poivre pimenté. Bon il faut quand même avouer qu’après la dégustation notre bouche était un peu en feu.

Nous passons également par les champs de sel, on se croirait presque à l’île de Ré, vous ne trouvez pas ?!? (ok, les montagnes en plus..)

Le village de Kampot

Le village en bord de rivière est très agréable. On s’y baladera longuement, notamment à la tombée de la nuit pour profiter des marchés nocturnes et de ces ruelles de caractères.

On retrouve à Kampot beaucoup de maisons coloniales et on sent que la présence française y a été importante.

Le crabe de Kep

Attends Thomas, c’est pas 2 villages mais 3 que tu racontes dans ton article…
…oui je sais mais Kep a été un stop le temps de manger le fameux Crabe au poivre. Juste un stop mais qu’on ne peut passer sous silence.

Nous voici arrivés sur le marché aux crabes de Kep. Une myriade de cabanons en bordure de mer avec des étalages remplis de fruits de mer tout plus appétissants les uns que les autres.
Pas question de suivre le lonely planet et d’aller où tous les touristes se trouvent. On choisira notre table par la qualité des fruits de mer présentés.

L’endroit ne paie pas de mine et nous sommes les seuls avec une famille cambodgienne de 12 personnes.
Un crabe entier pour Laura et un Amok au crabe pour moi arrivent sur la table. Un vrai délice. Laura m’épatera par sa dextérité à décortiquer son crabe.

La famille à nos côtés quitte les lieux et le père de famille, avec qui nous avons rapidement discuté en attendant notre crabe, s’approche vers nous pour nous dire qu’il nous a invité.
Surpris et gênés on insiste pour payer notre repas. Ce sera peine perdue, l’homme nous apprend qu’il travaille pour le gouvernement cambodgien et insiste pour nous inviter en guise d’hospitalité.

La capitale du pays: Phnom Penh

La raison principale de notre passage à Phnom Penh est de rencontrer une entreprise sociale dans le cadre de notre Aasha Mission.

Nous passerons 2 jours avec les membres de ACE (un prochaine article leur sera dédié sur ce blog). Ce qui ressortira de notre passage dans la capitale est une forte présence d’expatriés travaillant ici.
Rien de négatif, on passera de très bons moments avec par exemple une session open mic (qui le veut peut chanter ou jouer en live) mais on sent que la ville tourne autour ou grâce aux expatriés.

Une visite à ne pas manquer est celle du musée du genocide. On y visite une prison secrète où les Khmers rouges ont torturé et tué des milliers de personnes.

Les témoignages et photos sont dures et émouvantes. On s’était souvent questionné avec Laura sur ce génocide au cours de nos minutes culturelles journalières – Laura lit tout les jours un passage historique afin d’enrichir notre culture et s’immerger d’avantage dans nos visites –

Mais ce musée n’amène pas de réponses car il n’y a pas de réponses face à ces atrocités. Les khmers rouges est initialement un parti populaire qui veut redonner du pouvoir aux paysans. Ce mouvement prendra de l’ampleur avec l’ambition d’éliminer dans son propre peuple tous les érudits, personnes vivant en ville ou encore hommes de foi. Il en viendra même à torturer et tuer des membres de son propre parti par crainte de trahison.

Une horreur sans nom palpable tout au long de la visite de ce musée à travers les chambres d’isolement de cette prison.

Une horreur que l’on conteste tous à la sortie du musée avec de grands messages : “plus jamais”. Et pourtant il faut croire que l’homme est aveugle car même si tout le monde est sensible à cette visite, il n’empêche pas moins qu’il y a encore de nombreux génocides sur terre et notamment chez un voisin la Birmanie…

Riverside

Pour finir cet article sur une note un peu plus légère, le Cambodge se clôture avec une balade sur la digue de la rivière. Comme à Battambang, les “riversides” sont très vivants, entre vendeurs de rue, familles venues flâner au bord de l’eau après la journée de travail, celles qui suivent un cours de fitness au son de la musique cambodgienne, …
La promenade au bord du Mékong fait partie de la vie quotidienne ici, et c’est un vrai plaisir pour nous d’observer tout ce petit monde profiter de la vue pendant le coucher du soleil !

Demain nous partons très tôt en bus. Le Cambodge c’est fini, à nous le Vietnam !

3 thoughts

  1. On est trop bêtes 😂. J’avais dit à Xavier : Il faut absolument que l’on vous en “commande” également mais avec micro miss on oublie la moitié de ce que l’on doit faire!!

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