Nous voici arrivés au Cambodge, et plus particulièrement à Siem Reap (ville au bord du site archéologique d’Angkor). 

La zone touristique, remplie de bars et restaurants à l’occidentale, des stands souvenirs et de vêtements « tombés du camion » nous donne une image bien différente de ce que j’imaginais du Cambodge. Ici, très peu d’authenticité, les rues sont aménagées pour le tourisme.

Pas d’autre photo numérique de Siem Reap, prises uniquement avec l’argentique.

Le cambodge, pays des ONG

Pas hyper enchantés par cette ambiance, nous nous mettons en quête d’artisanat local et durable. Nous découvrons alors que ce sont principalement les ONG qui sont en charge de la partie sociale du pays, et non pas le gouvernement. Siem Reap, comme les autres villes que nous visiterons plus tard, regorge en fait de petits restaurants et de boutiques ayant leur propre programme de soutien aux personnes handicapées, aux personnes en situation de grande pauvreté, à la formation aux métiers de l’artisanat pour les jeunes, à l’indépendance financière pour les femmes, etc. 
Nous visitons alors « Artisans d’Angkor », une entreprise sociale qui forme les jeunes venant des milieux ruraux à l’artisanat cambodgien: sculpture sur pierre et sur bois, céramique, soierie, … 
Du fait du génocide, une grande partie de ce savoir-faire avait quasiment disparu, et l’organisme le fait réapparaître à travers ces formations professionnalisantes. Les étudiants travaillent notamment sur la rénovation des sites d’Angkor, et proposent également leurs œuvres à la vente via les boutiques de l’entreprise. Visitez leur site pour en savoir plus ici.

Choucria et Chouba,
A la découverte des Temples Khmers perdus

Beaucoup de gens nous ont conseillé de visiter le site d’Angkor sur 3 jours. Néanmoins, la chaleur (toujours écrasante), la visite précédente de Bagan, et les blogs finissent par nous convaincre de prendre un pass d’une seule journée, et un TukTuk Driver pour nous guider parmi les temples. 

Nous démarrons la visite avec un premier aperçu au coucher du soleil du plus célèbre des temples, Angkor Vat. L’ancienne cité Khmer est vraiment magnifique, c’est incroyable de voir des vestiges vieux de plus de 1000 ans, sculptés aussi magnifiquement. Nous sommes sous le charme. On se demande aussi comment une cité pareille a pu être abandonnée comme cela. 

Le soir même, un documentaire nous apprend que le site a été découvert par hasard, par un naturaliste français étudiant les insectes de la jungle cambodgienne, en 1860. 
De nombreuses restaurations ont été effectuées car le site était alors bien plus en ruines qu’à l’époque, et les recherches archéologiques ont indiqué que ce qui était une ville de la taille de l’actuelle Londres a été abandonnée en partie pour cause de guerres, mais aussi du fait de problème d’eau.

En effet, le système d’irrigation était brillant, mais la ville entière était basée sur ce système, afin d’alimenter les champs et rizières.
Plusieurs sécheresses suivis de plusieurs moissons très violentes et une déforestation accrue pour l’agriculture provoquèrent une érosion des sols trop importante, et le système s’effondra.
Une leçon que nous n’avons toujours pas apprise visiblement.

Le lendemain, nous voici repartis à 5h du matin afin d’assister au lever du soleil sur le temple. Pas de pot, c’est brumeux, la vue carte postale ne se montrera pas. Mais qu’importe, après tout c’est le bâtiment en lui même qui fait tout !

Plus tard, notre chauffeur nous amène sur d’autres sites, nous visitons d’autres temples en ruines, jusqu’au temple qui me fait rêver depuis longtemps : le Ta Prohm Temple, aussi connu sous le nom de Jungle Temple. Et pour cause, je suis sure que ça va vous parler, d’énormes arbres (Tetrameles nudiflora) poussent entre les pierres, la nature qui reprend ses droits. 

Encore un rêve qui se réalise ! Décidément, il était temps qu’on le fasse, ce long voyage !! On en aura coché des cases de notre « liste de choses à voir » ! 

Sur le site il y a du monde, c’est sûr, mais nous réussissons malgré tout à nous faufiler par quelques portes où nous sommes seuls, ce qui rend la découverte encore plus exceptionnelle. 

Le dernier des plus gros temples est Bayon, avec ses têtes géantes du Dieu-roi. On rigole bien, la chaleur nous fait « perdre la tête » mais pas grave, il y en a plein de rechange autour de nous !

Sur la route du retour, c’est le craquage. Notre tuktuk driver prend notre bouteille d’eau vide, et s’éloigne. Je cours presque après lui, mais trop tard…il la balance dans un ravin de la jungle, là où se trouvent déjà plein d’autres déchets… on ne peut pas ne pas réagir. Je tente de lui expliquer qu’il ne peut pas faire ça, qu’il pollue ses propres terres, et du coup son gagne-pain. Il réalise un peu qu’il aurait pas dû, nous fait des sourires gênés et des « ok ok ». Malheureusement on se doute qu’il faudra plus que ça pour que les Cambodgiens prennent conscience du fléau du plastique. (On en reparlera dans un futur article que je réserve pour la fin du voyage). 

Néanmoins, cette journée restera gravée dans nos mémoires, et histoire de rester dans l’ambiance, on se refait l’épisode 1 d’Indiana Jones en Inde. Fous rires garantis, je ne me rappelais pas à quel point ce film était plein de caricatures. En fait, c’est une comédie, pas du tout un film d’aventures !
Dire que ce dîner dans le crâne du singe m’a longtemps fait peur d’aller en Inde ! (L’enfance et ses traumatismes…!! ^^)

Céramique

 Voilà 2 mois que nous voyageons, et quelques unes de nos habitudes me manquent. Parmi elles, les cours de poterie, un loisir qui se transforme de plus en plus en passion. Au pays de l’artisanat, c’est l’occasion de pratiquer un peu. Je trouve un cours de céramique au Khmer Ceramics Center, pour 2h de tournage et de gravure. Parfait ! 

L’école de céramique gère elle aussi un programme pour les personnes handicapées. Cela permet à des personnes généralement exclues de la vie active et sans formation d’apprendre un métier et de devenir artisan-e. Le programme est super inspirant, là encore c’est une belle leçon d’humanité.
Ma professeure est malentendante, le cours se fait donc sans discussion, mais en montrant, en observant, et en se concentrant sur l’argile pour sentir comment la travailler. Le cours est génial, j’ai appris ici beaucoup de notions que je n’avais pas vu en 6 mois de cours à Amsterdam. 
Je choisi 2 pots à emmener sur les 5, ils seront cuits et glacés plus tard, et seront envoyés à Phnom Penh, notre dernière étape cambodgienne.

Pour l’heure, nous partons dans le minivan pour Battambang, à 3h de là.

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