Enfin arrivés dans l’ancienne capitale Birmane (ou la capitale économique on dira), le panorama nous offre la vue sur la plus célèbre pagode du Myanmar, la pagode Shwedagon.

Notre unique journée à Yangon est bien tranquille : sous une chaleur écrasante, nous tentons de visiter la ville, et notamment les principaux temples dont le Bouddha couché et un Bouddha gigantesque. La plupart des gens arrivent en Birmanie par Yangon, et visitent donc ces temples en premier, qui permet d’expliquer le bouddhisme dans le pays.

Après 2 semaines de visites de temples, nous ne nous attardons pas trop, et filons à notre RDV avec l’ONG BRAC (si vous avez suivi, la même ONG qu’au Népal) pour le projet photographique du lendemain.

En fin d’après-midi, visite du sud de la ville pendant mon heure préférée de la journée!
L’architecture coloniale est partout, ce qui est un peu déconcertant.
Ca nous rappelle aussi un peu Taipei, c’est l’effet capitale asiatique.

Et hop, je vous emmène en balade photographique avec moi, dans les rues de Yangon!

Cette escale aura été de courte durée, un transit pour Daik-U en somme, la petite ville où est géré l’un des programmes de BRAC. (A suivre dans un futur article!)

GOLDEN ROCK, important lieu de pélerinage bouddhiste

La seconde fois où Tom m’aura haï sur ce voyage ! J’ai cramé tous mes jockers avec cette étape, et je vous explique pourquoi.

Partis de la ville de Bago, nous roulons confortablement dans un gros bus pendant 2h, qui nous arrête très gentiment à Kyaiktiyo, village des départs pour atteindre le Golden Rock. Malheureusement pour nous, nous n’avons pas encore nos billets de bus pour rejoindre Hpa-An le soir, et la station de bus se situe à 30 minutes de là où on se trouve…
Après avoir fait le tour des petites baraques de bus où tout le monde veut nous vendre un taxi pour Yangon dans un anglais très approximatif, chargés de nos gros sacs, nous finissons par comprendre que le seul moyen d’avoir un billet de bus pour Hpa-An sera de l’acheter après la visite du Golden Rock, quand nous redescendrons la montagne. Thomas est persuadé qu’il n’y aura plus de billets de bus dans la journée, et que l’on va se retrouver sans moyen de locomotion. De mon côté, je lui assure que ça va aller, profitons de cette journée de visite !

Le seul moyen de se rendre au Golden Rock est une sorte de mini-truck.
Il fait toujours 40 degrés, et le chauffeur nous entasse comme des poulets de batterie sur les banquettes. Après 10 minutes de route en montagne, plusieurs passagers se mettent à vomir autour de nous.
Premier stop, demande de dons pour le site de pélerinage.
Second stop, le chauffeur s’arrête à un petit restaurant de bord de route. Là dessus, tous les passagers, Asiatiques, en profitent pour acheter paquets de nourriture et glaces à l’eau dont le sachet sera balancé dans 2 minutes sur la route, toujours en mode collés serrés sur ces banquettes. Et puis ça dure, 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes. Mais qu’est-ce qu’il fait le chauffeur ? Ben il prend sa pause déjeuner bien entendu !
Troisième stop, on nous arrête devant un tout nouveau téléphérique, qui va directement au Golden Rock. Personne ne descend du truck malgré les tentatives des vendeurs de tickets, car les cabines coûtent une blinde.
Au final, la montée prend 1h, on est dans un sacré état à l’arrivée au sommet.

L’attente pendant le déjeuner du chauffeur..

Les derniers mètres se font à pied, on est proches du but! Mais c’est sans compter sur le mec de la sécurité, qui saute sur Thomas pour lui réclamer 10$, le tarif spécial foreigner pour accéder au site. Fatigué, transpirant, la patience menée à ses limites, Tom rebrousse chemin et part se poser dans le café (climatisé) d’un hôtel du coin.
Maintenant qu’on est là, ça serait con de ne pas aller le voir, ce gros caillou doré quand même… J’abandonne Tom et son gâteau noix de coco, et je pars en visite seule.

Le site est impressionnant, le sol blanc, les mini cloches qui sonnent au vent et les pélerins dormant partout donne un aspect unique à cet endroit.
Le Golden Rock est imposant, et offre une vue magnifique sur la montagne.

Les femmes n’ont pas le droit de s’approcher du rocher, alors je le regarde depuis les terrasses autour, et plus intéressant, les visiteurs, qui appliquent leur carré d’or sur le caillou, par dessus les précédentes feuilles d’or.

Vous me direz “ah ben voilà, ça valait quand même un trajet un peu pourri!”. Mais à vrai dire, quand on est pas bouddhiste, l’intérêt est moindre, et on a visité aussi d’autres lieux dégageant plus de spiritualité. Bref, si vous prévoyez de visiter la Birmanie et que vous souhaitez tout de même monter voir le rocher, au moins vous savez à quoi vous attendre !

Après la visite, je rejoins Thomas pour redescendre la montagne. Là encore le trajet est long et entassé, mais nous savons à quoi nous en tenir.
Arrivés au village de Kyaikto, la crainte de Tom se révèle exacte : il n’y a plus de place dans les bus pour Hpa-An. Après 1 heure à poireauter et à tenter de trouver un autre moyen de transport, le vendeur de billets nous dit finalement que l’on peut monter dans le bus si on accepte des billets pour des mini-tabourets dans l’allée centrale, pour les 3h de trajet. Forcément, on a accepté, et 30 minutes après, nous voilà dans le bus !

Pour notre plus grand bonheur, plusieurs personnes sont descendues du bus au bout de 45 minutes, nous offrant finalement de vrais sièges pour finir notre trajet jusque Hpa-An !

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