Nous quittons Bagan pour la ville de Kalaw, à 3h de route en bus.
La chaleur au départ est toujours très lourde, heureusement un petit vent frais agréable nous rafraichit en arrivant dans la ville de départ de notre randonnée de 3 jours !

Kalaw est une ville de style colonial, où on sent bien l’ancienne présence anglaise.
Notre guide Min Min nous emmène dans une cave aménagée avec une tonne de petits Buddha’s, où les coupures d’électricité se produisent toutes les 2 minutes. Claustrophobes, s’abstenir ! 

MinMin nous emmène dîner, mais pas question de dîner sans avoir bu avant. Notre ami Birman boit, « only evenings ». Ça nous a un peu surpris car tous les soirs ça nous paraît déjà pas mal, mais apparemment les locaux ont tendance à boire beaucoup et tout au long de la journée. Nous nous retrouvons donc dans un bar étroit, où des hommes sont assis autour du bar. Une seule boisson : le rhum sour. D’après le patron, c’est comme un mojito, mais différent !

Ça joue de la guitare, tout le monde chante. (Les mélodies birmanes sont apparemment copiées des musiques américaines, avec de nouvelles paroles), le moment est très agréable.

Nous dînons à un petit stand de rue une bonne assiette de nouilles aux légumes, où nous faisons la rencontre de Marlène et Édouard, de la région de Nantes, et que nous reverrons plus loin en Birmanie.

Trek – de Kalaw à Uapu / 6h de marche

8h30, nous partons directement de notre guesthouse avec MinMin pour découvrir les montagnes birmanes de la région Shan.
Les plantations de thé vert sont partout autour du sentier, et dans les villages, feuilles et branches de curcuma sont en cours de séchage sous un soleil de plomb.

A midi, MinMin nous sert un repas absolument délicieux, qui rentre dans le top 5 depuis notre départ !
Comme au Népal, les hommes jouent au Zeko sous l’auvent de la cabane. C’est une sorte de billard à jetons. Chaque joueur à 8 cartes, et doit tirer les jetons, qui ont le même chiffre que leurs cartes, dans les trous. 

La randonnée se poursuit, tantôt sur la route, tantôt sur de petits sentiers, tantôt sur les rails. Ici pas de risque d’être percuté par un train, il est particulièrement lent, on a le temps de le voir arriver. C’est d’ailleurs la route empruntée à pied par tous les villageois.

Nous discutons avec MinMin, de l’informatique à l’agriculture, en passant par le bouddhisme. Le temps passe plus vite, il est 16h45 et nous voici arrivés à Uapu, notre village pour la nuit.


Nous dormons chez l’habitant, où la maîtresse de maison (dont je n’ai pas réussi à comprendre le prénom..) passe 2h à nous cuisiner quantités de nourriture délicieuse là encore. Comme dit MinMin, il faut de l’énergie pour marcher !

La « douche au seau » fait beaucoup de bien et même si le confort est très sommaire, il nous convient parfaitement !

On discute dans la cuisine tout le long, accompagné d’un apéro, et d’une magnifique lumière de fin de journée qui perce les planches de bois.

Il nous raconte sa vie, et celle de sa famille. Bien que né en Birmanie, il se dit Népalais puisque son grand père, Népalais, est resté au Myanmar après avoir combattu comme soldat de l’armée Népalaise pour la Birmanie.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à à peine 36 ans, il en a vécu, de sacrées épreuves. Sans argent en poche et sans visa, il est parti chercher du travail en Malaisie, où il enchaîne les petits boulots mal payés et craint la police qui le renverra en Birmanie s’il est attrapé. Un jour il rentre avec assez d’argent, rencontre sa femme (d’origine Népalaise également) en Thaïlande, et rentre s’installer à Thazi pour être guide touristique de treks autour de Kalaw. Le tourisme lui apporte suffisamment d’argent pour faire vivre toute sa famille, il est très fier que sa mère et sa femme n’aient pas besoin de travailler, même s’il est « parfois en colère qu’elle ne comprenne pas la vie difficile des travailleurs, et gaspille parfois l’argent ».

Épuisés, nous allons nous coucher pour apprécier une bonne nuit de sommeil. Enfin… jusqu’à 21h30 où une grosse araignée tombe du toit sur le bord du lit.. en pleine lecture, j’ai pu avertir Thomas et déguerpir avant que le monstre ne nous mange, fort heureusement ! Chassée par le propriétaire des lieux, notre sauveur, nous tentons de nous endormir. Chose impossible pour moi, convaincue que la maman de la grosse araignée va finir par venir chercher sa fille … je passe donc la nuit dans un demi-sommeil, sursautant toutes les 30 minutes pour guetter autour de moi.

Demain est la plus longue journée de marche avec 7h, ça promet…

Jour 2: de Uapu à Part Tu, 7h de marche

A 4h30, les moines commencent à chanter, mettant fin à la nuit de tout le monde. Sortis du lit à 6h, tout le village est déjà attelé à la tâche, profitant de températures plus douces de l’aube.

Une nouvelle journée de marche démarre à travers les champs de terre rouge, les rizières à sec, les banians trees (l’arbre du Bouddha) sur des sentiers en plein soleil. 

A midi, posés dans une cabane, nous nous accordons 1h30 de sieste régénérante !

Toujours dans la discussion avec notre guide, il nous explique qu’il n’y a pas de réseau électrique reliant les villages, contrairement aux villes.
Les habitants utilisent donc des panneaux solaires donnés par les ONG, faisant écho aux projets visités en Inde et au Népal.

Après quelques raccourcis pris pour notre plus grand bonheur,  nous arrivons à 17h à Part Tu.

Le village est très joli avec ses maisons de bambous, et les buffles partout.

2 jours avant, nous avions choisi pour le logement de rester au monastère. Après la nuit précédente nous n’étions plus si sûrs de ce choix, et la visite du monastère du village, en bois, avec des ouvertures partout parfaites pour les araignées, finirons de nous convaincre, sous l’œil amusé de MinMin.

C’est donc Uan qui nous accueille chez lui ce soir, dans une grande maison assez similaire à celle de la nuit précédente.
Là encore nous partageons un très bon moment dans la cuisine, et dégustons un repas digne de ceux de la veille. 

La fatigue l’emporte sur la phobie, à peine 22h que nous dormons tous les deux comme des bébés, oubliant les bestioles. 

Jour 3 – Part Tu à Inle Lake – 4h de marche

Ouf, dernier jour de marche dans la chaleur !
Les paysages de la veille se répètent, à ceci près que nous rejoignent désormais tous les groupes de marcheurs.

Après 4h30 de marche et des litres de transpiration (glamour toujours), nous voici enfin à Indein, pont d’embarquement pour le village au nord d’Inle Lake ! Victoire !

Le déjeuner englouti, nous montons sur la pirogue pour 1 h de traversée.
Le paysage est absolument magnifique, nous sommes heureux d’être enfin à l’étape tant attendue de la Birmanie ! Un petit stop auprès des pêcheurs, MinMin achète quelques poissons pour la Fête de l’eau, difficile de faire plus frais !
Inle Lake, here we are!

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